Les descendants de Rosalie Cadron-Jetté

Un aperçu de la première génération des descendants

Joseph Jean-Marie

Rosalie donne naissance à un premier enfant le 12 juin 1812. Les parents l’appellent Joseph Jean-Marie. Cordonnier de métier, il se marie avec Marguerite Gallant à la Basilique Notre-Dame de Montréal le 29 septembre 1835. Par la suite, à l’exception du recensement américain de 1850 où il figure avec sa femme sous le nom de ‘’Jo Sta’’ en tant que résidant de la ville de Plattsburgh, les traces du parcours de sa vie demeurent introuvables. Conséquemment, on ne lui connaît à ce jour aucune descendance.

Rose

Le 19 juin 1813, les parents Cadron-Jetté accueillent une première fille qu’ils font baptiser Rose. Son mariage avec Romuald Thomas est célébré le 29 juillet 1833 à la Basilique Notre-Dame de Montréal. Bien que le couple ait eu huit enfants, leur descendance ne s’est perpétuée qu’avec les lignées respectives de leurs jumeaux Joseph Jean-Marie et Maximin-Norbert.

Ceux-ci ont en effet été à l’origine de plusieurs souches familiales, dont un grand nombre prirent racine dans les paroisses de Sainte-Brigide et de Saint-Pierre Apôtre, à proximité de l’Hôpital de la Miséricorde fondée par Mère de la Nativité. Il y a tout lieu d’espérer que les démarches actuellement en cours pour retracer les représentants vivants de cette branche s’avèreront bientôt fructueuses.

Pierre

Pierre, le troisième enfant de la famille, voit le jour le 7 mai 1815. Il prend pour épouse Geneviève Paul le 26 octobre 1841. Trois de leurs enfants meurent en bas âge et leur fille unique, Marie-Rose de Lima, demeurera célibataire. Cette branche de la famille n’a donc pas de descendants. Pierre, qui pratiquait lui aussi le métier de cordonnier, s’est surtout démarqué par sa fidélité à respecter l’engagement qu’il fit, au chevet de son père mourant, de veiller à soutenir Rosalie dans les lourdes responsabilités familiales qui lui incomberaient après son décès. C’est pourquoi, sans jamais manquer de pourvoir aux besoins matériels et financiers de la maisonnée, il continua de vivre sous le même toit que sa mère durant onze ans.

François

Un autre garçon Jetté vient au monde à Lavaltrie, le 3 décembre 1817. Il se nomme François. Le certificat de mariage attestant de son union avec Henriette Castagnier n’a pas encore été retracé, mais, sachant que leur premier enfant Hedwidge est née à New York, il est fort probable que le document puisse s’y trouver. François et Henriette ont eu 14 enfants dont 6 ont laissé une succession.

Les travaux de recensement réalisés jusqu’à maintenant lui attribuent 203 descendants encore vivants. Bien qu’un nombre significatif d’entre eux ait adopté la citoyenneté américaine, la majorité vit toujours en terre canadienne, et formerait même la cohorte de descendants de Rosalie la plus nombreuse au Québec.

Léocadie

Le cinquième enfant de Rosalie et de Jean-Marie naît le 30 avril 1819. En référence à un événement marquant survenu quelques semaines avant sa naissance, cette deuxième fille reçut le nom de Léocadie. Au septième mois de sa grossesse, Rosalie avait en effet courageusement aidé sa mère à sauver la vie de deux petites jumelles à naître, et dont les parents de la jeune femme avaient exigé par la menace qu’elles soient brûlées aussitôt après l’accouchement. Une fois qu’elles furent soustraites au danger et confiées aux sœurs grises, Rosalie ressentit un tel attachement pour l’une d’entre elles qu’elle fit baptiser sa propre fille du même nom.

Léocadie se mariera à Pierre Barnabé Laroche à la Basilique Notre-Dame le 14 novembre 1842. Le couple eut quatre enfants, mais ce n’est que grâce à l’union de son seul fils Zotique avec Adèle Bengle en 1879, que cette branche de la famille de Rosalie poursuit encore sa croissance de nos jours. Dans l’état actuel de nos connaissances, on peut y rattacher au moins 81 descendants vivants, dont la plupart résident dans la grande région de Montréal.

Léonard Henri (Honoré Henry)

Le sixième enfant s’appelle Léonard Henri (Honoré Henry) et est né le 28 mai 1821. Il marie Anastasie Hubout dit Tourville le 27 novembre 1843 et 14 enfants naîtront de leur union. Les cinq qui ont laissé une descendance se sont tous établis aux États-Unis, d’où le changement du patronyme Jetté pour Stay. Bien que non exhaustive, la dernière mise à jour des différentes ramifications familiales de Léonard indique qu’elles représenteraient 341 personnes.

Depuis maintenant 7 générations, et en dépit de leur éloignement, il est frappant de constater la vivacité de l’attachement que témoignent encore nombres d’entres eux à l’endroit de la personne de Rosalie, de même que la sincérité de leur appartenance à sa grande famille.